Ce chapitre explore divers cas d’usage facilités par le format IFC et présente les avantages de ce format. Il propose également plusieurs méthodes pour contrôler les fichiers IFC afin de vérifier que toutes les informations requises pour le cas d’usage sont bien présentes. Ce chapitre expose ensuite les origines des problèmes relevés durant ce contrôle qualité et, pour finir, il aborde les solutions envisageables pour adapter le fichier IFC sans repasser par le fichier natif.

Sommaire du Guide IFC : Une première approche
Qu’est-ce que l’IFC ? Comment consulter un IFC et quelles informations y trouver ? Qu’est-il possible de réaliser avec un fichier IFC ? Comment configurer l’échange des données via le format IFC?

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Les images présentées dans ce chapitre ont été réalisées à titre d’exemple à l’aide de logiciels spécifiques. Notez que d’autres logiciels sont disponibles ; une liste non exhaustive est consultable sur le site Buildwise.

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3.1. Cas d’usage facilités par l’IFC

Le modèle numérique, en tant que conteneur d’informations, offre l’opportunité d’optimiser et d’automatiser certaines tâches inhérentes au projet, notamment la coordination de différents modèles, ou encore l’extraction d’informations. Les informations centralisées dans le modèle peuvent être exploitées par des logiciels spécifiques en vue de réaliser des analyses, des calculs, des contrôles, etc.

Le format IFC est utilisé lorsque le format natif n’est pas compatible avec l’objectif en question ou pas adapté à celui-ci. Prenons l’exemple de partenaires de projet qui n’utilisent pas le même logiciel de modélisation ou d’une tâche qui nécessite des logiciels spécifiques ne prenant en charge que le format IFC. On privilégiera aussi ce format lorsqu’il est nécessaire de partager uniquement une partie des informations du modèle natif, ou encore pour conserver les données du projet à plus long terme.

Nous reprenons ci-après un ensemble de cas d’usage qui peuvent également être exécutés via des modèles IFC partagés et fédérés dans le cadre de l’utilisation de modèles BIM, ce qui les rend indépendants du logiciel de modélisation utilisé et de leur format :

Point d’attention Les informations nécessaires au cas d’usage doivent être présentes dans le fichier. Pour cette raison, il est conseillé de contrôler la complétude et l’exactitude des informations reprises dans le fichier (informations géométriques et alphanumériques). En d’autres termes, il est recommandé de procéder à un contrôle qualité.

3.1.1. Quelques exemples de cas d’usage facilités par l’IFC

Estimation des coûts dès le début du projet

Ce cas d’usage consiste à estimer le coût de la future construction à partir d’un modèle peu détaillé (une volumétrie constituée d’éléments ‘espaces’ ou une modélisation approximative des murs et des planchers). L’estimation des coûts se base sur les surfaces (obtenues via les BaseQuantities définies par buildingSMART) des éléments ‘espaces’ (IfcSpace ou IfcZone) et des ouvrages élémentaires formant l’enveloppe du bâtiment (IfcWall, IfcSlab, etc.) présents dans le modèle. Les informations associées à ces espaces telles que leur nom (attribut ‘Name’) ou leur localisation (IfcBuildingStorey) peuvent être utilisées pour les distinguer et les regrouper en fonction de la structure établie pour estimer le coût. Ces méthodes permettent notamment d’assurer une continuité dans les estimations au travers des différentes phases d’un projet et s’appuient sur l’utilisation de logiciels de calcul capables d’extraire les quantités.